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COMPTE-RENDU
"Comment gérer les différences culturelles afin d'accroître les succès commerciaux et la compétitivité des entreprises à l'international"
Mr Marcel Garrigou a affirmé que dans quelques années la culture aura prise une importance fondamentale dans le développement économique.
Il a souligné que les rencontres comme celle-ci sont très importantes et reflète le travail et l'esprit de l'AIDEC. Organisée àl'initiative de Michel Estingoy d'Axel International elle est représentative des rélations entre Art et Entreprise. Symbolisé par la présence d'Anna Filimonova, l'artiste étranger en personne peut jouer un rôle actif et réel comme un pont relie deux mondes différents. Il est un outil de rapprochement des differents acteurs économiques et favorise l'enrichissement des échanges et par conséquence, le commerce.
Cette action s'inscrit dans la logique de mondialisation des échanges.
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Mr Michel Estingoy a expliqué qu'il a volontairement réuni lors de cette soirée des invités de différentes nationalités et de différentes professions. Il cherchait à créer un échange hétéroclite d'opinions des gens biculturels connaissant le France sous plusieurs aspects différents et souhaitant faire partager les particularités de leurs cultures qu'il est important de connatre pour bien réussir les contacts internationaux.
....."Or, l'expression artistique constitue probablement l'une des plus agréable passerelle pour découvrir les moeurs étrangères" - ajoute Michel Estingoy. C'est pourquoi j'ai choisi de promouvoir la création d'Anna Filimonova qui évoque dans son oeuvre l'internationalisation des mondes ( théme prioritaire des actions ménées par Axel International). Elle a d'ailleurs appelé son thème pictural "Cultures Croisées"
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"Les "Cultures Croisées" est le dernier thème de mon travail; il m'inspire énormément "- dit Anna Filimonova.
"Pourquoi ? -Je suis originaire d'URSS, pays enfermé derrière le rideau de fer, mais je suis née à St Petersbourg, ville qui était dès son apparition "la fenêtre sur l'Europe" selon l'idée de son fondateur, le Tsar Pierre Le Grand.
"Par conséquence j'étais imprégnée de l'intérêt pour l'Europe, je la connaissais et l'imaginais sans vraiment la connaître. Surtout la France . D'autant que les Russes ont une énorme fascination pour ce pays.
Bien sur dès que cela est devenu possible, c'est à dire dès l'ère Gorbatchev, j'ai décidé de consacrer beaucoup de temps aux voyages pour, comme disent les Russes "voir le monde et s'y montrer".
Dans mes voyages je cherche toujours à rester un certain temps sur place, pour créer des contacts, essayer de comprendre les mentalités
Le monde pour moi s'exprime par les couleurs, c'est avec des couleurs et des lignes que je peux transmettre mes impressions sur les villes et les pays, qui m'ont marqués. Aujourd'hui c'est Paris, New York et St-Pétersbourg, mais aussi Madrid et Barcelone, la Grèce, la Belgique.
Les couleurs et les lignes n'ont pas besoin de traduction. C'est un langage universel. Et c'est justement cette universalité qui m'a surtout impressionnée dans mes expériences. Même sans langue commune les gens peuvent communiquer, le système nerveux, les sens humaines sont toujours les mêmes. Mais j'avoue que découvrir que dans tous les pays les gens s'aiment, pleurent, rient et se fâchent pour, en principe, toujours les mêmes raisons, était tellement étonnant !
OUI! Les raisons sont souvent les mêmes, seulement exprimées et codées différemment.
C'est ce message d'universalité de cultures tout en restant attachée à ses traits et ses coutumes particuliers que je voudrais faire passer à travers ma peinture. Je me sens aujourd'hui une citoyenne du monde, mais je n'oublie pas : où je suis née, que je suis Russe et cela compte beaucoup pour moi.
Et encore...
Je voudrais toujours que l'art, la peinture créent un lieu, une occasion de rencontre, d'échange, même si on ne parle pas de peinture , mais de toute autre chose. En effet, ce qui est important c'est que la rencontre a eu lieu. C'est pour ça je suis très heureuse que cette conférence nous réunissent. La preuve est fait ici : la peinture suscite l'intérêt et à partir de cet intérêt les gens commencent à communiquer."
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Mr Einar Sorensen : "Je suis quelqu'un qui aime la France. J'ai fait mes études ici il y a plusieurs années. ... L'image de la France à l'étranger : un Français avec un béret et la baguette sous le bras, ce n'est pas dévalorisant, pas du tout. Le monde aime la France. Mais j'ai l'impression que les Français ont un problème avec eux-mêmes; Ils ont un manque de confiance en soi. "
...Vous, les Français, vous êtes vraiment bizarres, vous passez plus de temps à vous poser des problèmes qu'à chercher des solutions !... j'aime beaucoup les voitures de marque "Citroens", mais il ne faut pas que ca tombe en panne, c'est tellement compliquée de trouver la bonne personne pour la réparer ..."
Mr Bob Larcher avoue qu'il avait mis plus de 18 moisà s'habituer à parler pendant les réunions d'affaires avec les gens "d'esprit latin" (Français Italiens). Comme si les Français et les Italiens se reunissaient pour discuter de la pluie et de beau temps, de sport et de tout, sauf du point prévu à l'ordre du jour. "Le plus étonnant,- dit BOB,-... c'est que ça avance, et même que ça marche très bien. Il suffit de s'y habituer et de le tolérer. "
Mr Scott Radwin fait part de la trop fréquente comparaison avec les Etats Unis qui souvent l'oppose les gens avec qui il travaille. On continue souvent de lui dire : "Ici, tu n'est pas à Hollywood, ce n'est pas comme ça que ça se fait ici ", et c'est même aprés plus de 6 ans de vie en France. Il croît que c'est par esprit de contradiction et le désir de défendre la particularité française; d'autant que c'est souvent formulé avec un ton d'excuses.
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Plusieurs personnes dans la salles se sont exprimées sur le manque d'enseignement des langues étrangères en France.
Les Opinions divergent sur l'importance de la connaissance des langues dans la communication internationale. L'image de la France semble effectivement être un point sensible pour les personnes présentes à la conférence; il a eu des discussions âpres là-dessus. Babeth Karassawa, restauratrice à Toulouse, (Le Janan) ayant vécu aux Etats Unis, au Japon et mariée avec un Japonais défend l'image internationale de la femme française avec beaucoup de passion.
Scott Radwin raconte les gaffes qu'il avait pu commettre lors de ces voyages. Souvent lors de visites des pays en série pratiquant des religions différentes, les coutumes où leurs significations peuvent vous amener à faire confusion . Tel exemple suivant :
Un jour étant peu averti sur les traditions d'un pays d'Afrique noire un homme d'affaire occidental s'est lavé les mains dans un bol, qu'on lui présentait au moment de sa rencontre en signe d'hospitalité, (il arrivait d'un pays musulman où il fallait le faire) Or dans ce pays, il fallait boire cette eau.
Ses hôtes gardant leur sang froid lui ont apporté un nouveau bol, ( et entre temps l'accompagnateur lui a donné des coups de pieds et lui a chuchoté qu'il fallait boire.
Les représentants des pays anglo-saxonnes soulignent l'importance de serrer la main du partenaire, mais aussi la pudeur et certaines réticences sur les formes d'expression assez débordante des "Latins"
"En Angleterre on ne se touche pas trop,- dit Bob Larcher- ...
si je reviens et mes meilleurs amis ne m'ont pas vu depuis des années ils ne vont pas pour autant m'embrasser, il vont juste lever la main pour me saluer : Salut "
Serrer la main est important en Russie aussi. Anna raconte que les Russes essayent aujourd'hui de ressusciter les vieilles coutumes et la Valeur de la Parole d'Honneur du commerçant, traditionnelle dans la Russie d'avant la révolution
Un geste representatif des "koupezs"-(commercant) etait de se taper mutuellement les mains "OUDARIT PO ROUKAM" c'était le signe d'une affaire conclue. Il ne s'est jamais vraiment perdu et signifie toujours la conclusion de l'accord dans la vie courante russe.
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Etre
naturel et de bonne foi, ouvert et tolérant, ne pas avoir peur de la communication et
de la critique.
Voici, pour résumer, les conseils pour apprendre les cultures donnés par les
participants, compte tenu de leurs expériences et impressions.
"Essayez d'être bref et de parler sur le fond du sujet avec les anglo-saxons,- renchérit Bob- vous serez d'autant plus vite appréciés
"Sachez être vous-même et tout ira bien"- conseille Einar
"N'hesitez pas d'inviter ou de vous faire inviter à la maison de vos partenaires ou amis étrangers," - s'accordent l'Américain et la Russe Scott et Anna, - la vie "privée" explique bien plus des choses que la rencontre sur un terrain neutre.
Vous informez-vous quand vous le pouvez, avant de partir
dans un nouveau pays.
Réussir : Ca commence par donner correctement votre carte de visite. - insiste Michel
Estingoy,
Au Japon, par exemple il faut la tenir dans les deux
mains. Si vous la présentez d'une seule main vous dissimuler une partie de vous-même et
ainsi personne ne voudra travailler avec vous.
Et la meilleur façon de s'informer et de comprendre
c'est de s'intéresser à l'art et à la culture du pays,
.....l'art de vivre, l'art de la table, l'art de voyager
Commencez par une visite d'une exposition, d'un centre culturel, decouvrez un restaurant de cuisine traditionnelle.
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arrondissement, au n° 41 de la rue Blanche, souvre un nouvel espace pour découvrir
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Exhibiting crossed views of the capital, original views and colors from distant places. |
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