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VLADIMIR GRIGOROVITCH

Is the contemporary artist in need of a national identity?

....O.K. Harris, a galery proprioter, thinks so. He considers himself a typical New York painter after having gained his education in the artistic ambiance of Soho during the 70s. Yet he thinks Soho is not the same today. The huge formats, new approaches to texture, hard-core painting of the past now gathers dust, in the corners of the his atelier. He is happy he lived through an artistic period where such details were important. He says at least he internalized what techniques give him a sense of openness and freedom, in the biggest gallery of this same Soho.

Today he works. He has debts to repay. He has bought a house and hence, he must repay the loan. He works honestly. What he paints in Paris is bought in New York. Maybe money made in Paris this way might oneday enable him to buy New York? Sometimes Vladimir just wants to stop painting and become "agronome" because the nature which surrounds him seems a paradise.

If you ask what for him represents his russian past, a russian mentality, you might be surprised at his answer. "I cannot speak as a painter of my experience in Moscow. I don't know any other place, I left so young. I have never retruned. For me, artistic life in Moscow is full of provincialism and obscurity, and yet, t'Here are also positives. For instance, m'any new editions are published which both evoque qnd reinforce russian culture and history. Russian painters that I encounter in the USA are very much affected by this provincialism. A person must travel, visit the diverse museums of the world, live in places like Italy, Paris, and Madrid, and only after might one say a Russian art teacher has a tendancy to teach techniques that are timeless.

Le peintre contemporain a-t-il besoin d'une identite nationale ?

......Comme le pense mon galeriste, propriètaire de O.K.Harris, je suis un peintre typiquement new-yorkais. Je pense moi aussi que je me suis formé en tant qu'artiste ici à Soho, mais pas au Soho d'aujourd'hui, celui des années 70, qui n'existe plus. Les énormes formats, les textures nouvelles, la peinture forte. Tout ce qui prend la poussière, maintenant, dans les coins de mon atelier. Heureusement j'ai vécu ce temps-là, et au moins j'ai vu ce que ça donnait dans un grand espace, dans la plus grande galerie de ce même Soho.

Aujourd'hui je travaille, j'ai des dettes à rembourser, j'ai acheté une maison, il faut payer le crédit: Je travaille honnêtement, mon Paris s'achète ici à New York. Peut-être qu'à Paris on va acheter New York aussi ? Et parfois j'ai envie de tout arrêter et de devenir... agronome, la nature est paradisiaque autour de moi.

Qu'est-ce que représente pour moi mon passé russe, la mentalité de l'ex-URSS? Je ne peux parler qu'à partir de mon expérience de ma vie à Moscou, je ne connais pas d'autre ville, je suis parti très jeune. Je ne suis retourné qu'à Moscou. Pour moi la vie artistique à Moscou, c'est un provincialisme et l'obscurité, mais il y a des lumières : beaucoup de nouvelles éditions sur la culture et l'histoire. Les peintres russes, que je vois venir aux U.S.A., sont marqués par ce provincialisme. Il faut voyager, voir les musées du Monde, habiter en Italie, à Paris, à Madrid et juste après on pourra ouvrir la bouche pour "professer", les Russes ont toujours tendance à enseigner les choses éternelles.....

 

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